mercredi 20 septembre 2017

La Nouvelle République - 19 septembre 2017 - Le nouveau visage de l'opposition

La Nouvelle République - 19/09/2017


Les dernières élections, présidentielle et législatives, ont transformé le paysage politique national, mais pas seulement… La prise de pouvoir du mouvement La République en marche et le rassemblement de différents élus locaux transforment également le visage de l'opposition municipale. [...]

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Création du groupe 'Tours à Gauche !'

 
En réflexion depuis plusieurs mois, nous avons pris la décision de nous regrouper au sein d’un nouveau groupe d’opposition de gauche au sein du conseil municipal.
 
Les décisions gouvernementales – baisse des dotations, arrêt des contrats aidés, baisse du nombre d’élus locaux - prises sans concertation impactent fortement les collectivités locales et suscitent inquiétude et colère chez les élus.
Au niveau local, la majorité municipale est plus préoccupée à se déchirer sur la question de la succession de Serge Babary qu’à faire avancer les projets utiles pour la ville et ses habitants.  
 
Dans ce contexte politique brouillon et difficilement lisible, nous avons souhaité nous rassembler sur nos valeurs communes et défendre les sujets centraux dans la vie des Tourangeaux : l’emploi, le logement, la défense des services publics et du tissu associatif, la transformation écologique.    
 
Notre nouveau groupe Tours à Gauche ! sera composé de 7  élu-e-s de différentes sensibilités politiques:
Josette Blanchet, Emmanuel Denis, Cécile Jonathan, Nadia Hamoudi, Monique Maupuy, Samira Oublal, Pierre Texier.
 
Fidèles à nos engagements et au mandat que les Tourangeaux nous ont confié en 2014, nous concevons notre travail dans la proximité et en lien avec les habitants de notre ville. C’est sur cette base que nous œuvrerons à construire une vision et un projet socialement et écologiquement utiles pour Tours et les Tourangeaux.

vendredi 8 septembre 2017

Tribune du groupe TOURS 2020 / Magazine municipal Septembre - octobre 2017



Une rentrée pleine d’incertitudes …

En cette rentrée 2017, la Ville de Tours et Tours Métropole se retrouvent face à de nouveaux défis :

-   Le plan d’économies imposé aux collectivités par le nouveau gouvernement se traduit dès 2017 par des annulations de crédits. Nous sommes opposés à cette politique d’économies qui impacte directement les actions des collectivités locales. 

-     Côté vie municipale, nous attendons des éclaircissements notamment sur l’avenir de la restauration scolaire. La municipalité laisse planer le doute sur une privatisation éventuelle. Nous rappelons notre attachement à une gestion en régie municipale pour préserver la qualité alimentaire et maintenir l’emploi public. Autre sujet, le renouvellement urbain au Sanitas dont les intentions doivent être clairement affichées et toutes les parties prenantes écoutées et concertées.  Enfin, le Haut de la Rue Nationale, dont on nous disait que le chantier allait démarrer … Rien n’a bougé depuis des mois ! 

-    La création de la Métropole présente des opportunités pour notre territoire. Le maire de Tours est plus que jamais appelé à accompagner les choix stratégiques en matière de développement économique, social et écologique au sein de celle-ci. Or, à l’heure où nous écrivons cette tribune nous ignorons si S. Babary sera encore Maire de Tours ou s’il préfère le Sénat et laisser alors une équipe municipale divisée.

 Ces tergiversations ne sont pas à la hauteur des enjeux que doivent relever notre ville et son agglomération.

vendredi 25 août 2017

Communiqué de presse - "Un Maire à 100%" - pendant 50% du Mandat

Après avoir tergiversé pendant plusieurs mois, laissant libre cours aux spéculations sur ses intentions, le Maire de Tours affiche enfin la couleur : Il sera bien candidat aux élections sénatoriales du 24 septembre.

Nous prenons acte de cette décision qui l’obligera, s’il est élu, de démissionner de son mandat de Maire et de renier par la même sa promesse de campagne d’être un « Maire à 100% !

Après seulement 3 années de mandat, Serge Babary laissera une équipe municipale divisée. Si plusieurs adjoints se verraient bien prendre sa succession, aucun prétendant ne semble faire l’unanimité dans une majorité hétéroclite qui ne cache plus ses dissensions.
Aujourd’hui, alors que le maire de Tours est plus que jamais appelé à accompagner les choix stratégiques de la nouvelle Métropole en matière de développement économique, social et écologique, Serge Babary s’apprête à abandonner le mandat que les Tourangeaux lui avait confié pour 6 ans.

Cette décision, en plus d’être un renoncement de la parole donnée en 2014, n’est pas à la hauteur des enjeux que doivent relever notre ville et son agglomération en cette rentrée 2017.

mercredi 5 juillet 2017

Tribune du groupe TOURS 2020/ N° spécial Tours & Moi Juillet 2017



A mi-mandat, le compte n'y est pas



Pris par un élan communicatif peu habituel, le Maire décide de sortir un numéro spécial du magazine municipal pour cet été. Une tentative pour convaincre les Tourangeaux du bien-fondé de son action en tant que Premier Magistrat ?  L’occasion de dresser un bilan avant de quitter la Mairie et se présenter aux élections sénatoriales en septembre ? 


L’initiative n’est pas anecdotique de la part d’une équipe municipale qui parle souvent de « proximité » mais qui peine à dessiner une vision pour notre ville et dont les intentions et projets restent flous pour les Tourangeaux. Dans les quartiers, des échanges parfois difficiles avec les habitants lors de réunions publiques en témoignent. Sur le dossier de la reconstruction de la cuisine centrale, l’adjointe à l’éducation communique plus volontairement ses intentions dans la presse locale qu’auprès des parents d’élèves et du personnel municipal concerné. Des incertitudes sur la pérennité des subventions, conjuguées à la fin des mises à disposition gracieuses des salles municipales inquiètent les associations.  Quant à la donation Cligman, on retiendra surtout l’annonce du départ forcé du Jeu de Paume du Château, avant que la municipalité ne fasse marche arrière.  Au Sanitas, le projet de rénovation urbaine suscite l’inquiétude et la mobilisation des habitants et associations ne cesse de prendre de l’ampleur.


Avoir des projets, c’est bien. Y associer les Tourangeaux et les acteurs culturels, socio-économiques ou associatifs concernés, c’est encore mieux.


Être à l’écoute, à la fois des instances consultatives prévues à cet effet (CVL, Conseil citoyens…) et des Tourangeaux reste le meilleur moyen pour créer de la proximité. Mais pour cela, il faut faire confiance aux Tourangeaux sur des projets qui les concernent directement.

Tribune du groupe TOURS 2020 / Magazine municipal Juillet - août 2017



Rénovation urbaine au Sanitas – redonnons la parole aux habitants

Le nouveau programme de rénovation urbaine du Sanitas devra permettre de poursuivre les efforts précédents de réhabilitation du quartier, initiés depuis 2005. 

En l’état actuel, il prévoit la démolition de près de 430 logements sur 10 ans et la fermeture et le déplacement du centre commercial St. Paul. Le protocole de préfiguration a été signé il y a plus d’un an, en avril 2016. Pour autant, la première réunion publique de présentation du projet n’a eu lieu que le 11 mai 2017, alors que les habitants de ce secteur seront fortement impactés et ont exprimé depuis des mois leur volonté d’être consultés.

Quoi qu’en dise le Maire, qui prétend souvent que l’inquiétude des habitants serait seulement le fruit de l’imagination de l’opposition,  la mobilisation au Sanitas est bien réelle et le souhait des locataires d’être entendu – notamment sur le volet logement - parfaitement légitime. 

Donner la parole aux premiers concernés et les associer aux choix opérés en matière de logement, d’équipements,  de circulation et de l’aménagement des espaces publics n’est pas seulement une obligation légale mais permettrait d’améliorer la qualité du projet, renforcer sa légitimité et de proposer des orientations en adéquation avec les besoins des habitants. 

Faire du « service minimum » en matière de concertation est insuffisant, tant les enjeux sont importants. Les habitants sont acteurs de leur quartier ; considérons-les comme tels !

lundi 26 juin 2017

A mi-mandat, le compte n’y est pas



Après 3 années à la tête de la ville, quel bilan tirer de l’action de Serge Babary et son équipe ?
Cette première moitié de mandat était d’abord marquée par la faiblesse des investissements réalisés depuis 2014.  De ce fait, très peu de projets nouveaux ont été initiés et mis en œuvre à ce jour. Plusieurs grands projets, lancés sous la précédente majorité, sont aujourd’hui à l’arrêt ou affichent des retards conséquents (Haut de la Rue nationale, Casernes Beaumont- Chauveau, ilot Vinci…).

Nous avons régulièrement alerté sur les choix de la municipalité qui pénalisent le monde associatif tourangeau : la baisse des subventions, conjuguée à la suppression du principe de gratuité des salles municipales, met en péril l’activité associative à Tours.

Fréquemment, l’absence de communication et d’explications sur les initiatives prises par l’équipe municipale génèrent des crispations et mécontentements.  La mobilisation des riverains de l’avenue Jouhanneau ou des parents d’élèves de l’école maternelle Jean de la Fontaine ainsi que des échanges parfois difficiles avec les habitants lors de réunions publiques illustrent ce constat.

Sur le dossier de la cuisine centrale, les intentions de la mairie ne sont pas clairement assumées, suscitant l'inquiétude du personnel et des parents d'élèves qui craignent une future privatisation de ce service public, l’une des pistes à l’étude. La donation Cligman ne sera finalement pas accueillie à Tours. De ce dossier à multiples rebondissements on retiendra surtout l’annonce du départ forcé du Jeu de Paume du Château, avant que la municipalité ne fasse marche arrière. 
La mobilisation des habitants et des associations du Sanitas – qui expriment depuis des mois leur volonté d’être entendus sur le projet de rénovation urbaine de leur quartier -  ne cesse de prendre de l’ampleur. 

Quant à la création de la Métropole, c’est grâce à la mobilisation des parlementaires de gauche et de droite que ce statut a été obtenu.  Il faut rappeler que les majorités de droite de Tours et Tour(s)plus avaient bloqué tout approfondissement de la coopération intercommunale, gelant en 2014 le processus qui devait mener à la création d’une communauté urbaine.  

Mais cette troisième année pourrait bien être la dernière du mandat de Serge Babary, tenté par les élections sénatoriales de septembre. Celui qui promettait d’être « un Maire à 100% »  a visiblement oublié de préciser qu’il ne le serait que pendant 50% de son mandat !